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Editorial


Florence Benoît-Rohmer


-  Des milliers de moines bouddhistes arrêtés et violentés, une femme Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, opposante de tout temps à la junte birmane et assignée à résidence depuis 2003. La foule et les moines qui contestent le régime mettent leur espoir en cette femme devenue la figure emblématique des combats pour la défense des droits de l’homme dans le monde.

La communauté internationale doit tout mettre en œuvre pour obtenir des autorités birmanes non seulement qu’elles libèrent Aung San Suu Kyi mais aussi qu’elles cessent les tueries, les violences et les interpellations menées contre les manifestants et les opposants au régime. Elle doit faire preuve de fermeté pour imposer à la Birmanie un état de droit et une transition vers la démocratie et continuer à exercer une pression en vue du changement.

Le Conseil de sécurité a simplement déclaré qu’il déplorait « fermement l’utilisation de la violence contre les manifestations pacifiques » et appelle au dialogue avec Aung San Suu Kyi. Une formulation en retrait par rapport à la condamnation énergique que souhaitaient exprimer les Occidentaux, qui a malheureusement été atténuée sous la pression de la Russie et de la Chine. Quand se décidera-t-il à prendre les mesures qui s’imposent pour aider le peuple birman à s’émanciper de ce régime brutal et peu respectueux de la démocratie et des libertés ? Il ne faut pas que le monde oublie le peuple birman...

 

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